Sur la route

« Sur la route » donne un aperçu des rencontres lors de notre passage à vélo dans les villages, lieux collectifs. Personnes croisées au hasard, sur le marché, sur le trottoir et qui nous ont expliqué leur choix d’habitat et ont accepté d’être photographiées.

 

Thierry et Catherine

Croisés à vélo sur la commune de Ventenac.

 

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« Je suis né en Ariège à Pamiers. On cherchait un coin de nature, un peu éloigné, avec des petits moyens. Ici, il y a déjà les fondations, on a juste à reconstruire au-dessus. Briques, charpente traditionnelle… On campe en attendant. Ce sera une petite maison de 76 m2. On vit surtout dehors, on est sauvage nous. »

 

 

Jean Philippe

Menuisier dans une association dans le Plantaurel

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« J’ai toujours récupéré des trucs et puis j’ai bidouillé en fonction des endroits où j’étais. Je faisais et puis je laissais en repartant. J’avais fait un grand poulailler en palettes dans mon ancienne maison. C’est un truc qui nous intéresse… sensibiliser à la récupération du bois de palette…

J’avais envie de quitter la ville pour essayer de vivre autrement, ça passe par l’habitat.

Quand t’arrives, t’as plein d’envies. Au final, ça nous a pris plus d’un an, depuis qu’on est arrivé avec nos plans jusqu’à ce que vous soyez là devant la yourte. »

 

 Habitante d’une ferme collective dans le Seronnais.

 

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« Je suis arrivée en Ariège il y a huit ans. J’avais envie de vivre sur un lieu collectif, sur l’espace non-marchand du marché de Saint Girons, j’ai fait une rencontre qui m’a amené ici.

J’ai fait des études en architecture. A la base, c’était juste pour mettre un peu de couleur dans les espaces où on habitait. Le côté nature où on utilise le bois, la paille, la terre, ça me plaît.

Cette histoire de dôme… J’avais rencontré des gens qui habitait dans un dôme et quand je suis rentrée pour la première fois, je me suis dit, c’est pour moi. »

 

Anne et dominique, marché de La bastide de Sérou

 

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Dominique :  « ça fait cinq ans que je vis en yourte et j’ai découvert la vie en yourte il y a 10 ans. Ça m’a paru vraiment être l’habitat idéal parce qu’en fait c’est du camping à l’année. »

Anne :  « moi mon habitat idéal ce serait une petite maison en dur avec une yourte à coté […] je voudrais pouvoir accueillir des gens sur mon lieu de vie pour faire des séances de thérapie par le souffle, et aussi éventuellement accueillir des aidants, des gens qui ont des malades à la maison et qui avant de craquer, ont besoin de séjour de répit comme ça »

« Il me faut à la fois un espace pour vivre et un espace pour accueillir »

 

Jay, marché de La Bastide de Sérou

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« Je trouve idiot d’avoir pour moi tout seul une machine à laver, tout un tas de trucs qu’on pourrait partager

J’aurais préféré un truc soit dans un hameau avec chacun sa maison et des équipements collectifs […] mais ce qui m’a rebuté là-dedans c’est que ça prend du temps à faire.

Je vois beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde dans le travail et des fois j’aspire à vraiment du calme. »

Ben et Ester, Montbrun bocage

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« On est un groupe d’amis qui habitent ensemble. Chacun chez soi et chacun sa vie privée mais on se rencontre et on se voit tous les jours avec grand plaisir. Pour nous avoir une yourte c’est pouvoir rester beaucoup à l’extérieur et pouvoir vivre de manière simple. Pour l’instant c’est parfait, peut être qu’un jour on construira maison ou une grosse cabane mais ce sera dans la nature, toujours. »

 

Gaël et Lisette, Montbrun-Bocage

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On est arrivé par hasard et comme souvent le hasard fait bien les choses. On était en colocation à Toulouse. On est venu voir ce lieu et on est tombé amoureux, on s’est dit « on y va » ! Même si on n’avait pas l’argent… A l’époque, on était en colocation pas en couple, ça nous est tombé dessus aussi.

C’est un moulin donc le lien avec l’eau est très fort. Cette bâtisse est insaisissable, inhabitée depuis 20 ans, ça avait brûlé, c’était sinistre… mais le lieu nous a attiré.C’était il y a 12 ans, et depuis on fait des travaux. C’est l’énergie du moulin, ça turbine, c’est pas un lieu de repos, mais d’activité, ça brasse.

C’est assez encastré, isolé, et on ne voulait pas vivre qu’avec notre famille, sinon le lieu allait nous croquer. On voulait partager ce lieu, qu’il ne soit pas limité à la vie de famille.Nous sommes tous les deux éducateurs, donc on a basculé sur ce projet d’accueil d’enfants, qui arrivent là avec des souffrances assez fortes…

Henry, 87 ans, Appy

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« L’hiver on veillait une fois par soir chez les uns et les autres, on était dix ou quinze et on jouait aux cartes devant le feu. Maintenant, chacun chez soi avec la télévision, ça a crevé la vie du village.

C’est les ancêtres qui ont construit la maison. Dans la même pièce, il fallait tout vivre, même les femmes y accouchaient. »

 Pierre, L’Hospitalet-près-l’Andorre

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« Je suis né ici…. Je suis né là, à côté, dans la chambre. Quand je pars j’ai mal au cœur de quitter la maison parce que je suis né là quand même. Quand je reviens c’est lugubre souvent je fais « Oh Oh » et y a personne qui répond c’est vrai que c’est lugubre, c’est la vie.

« Dans le village y a des gens qui sont morts maintenant y a des gens qu’on connaît pas, pas le même genre comme nous…. On reste 7 ou 8 qui sont d’origine de l’Hospitalet. On se rencontrait tous les jours, on tuait le cochon par famille. Chaque maison faisait un plat différent, on était une vingtaine chez moi. C’était bien. Puis après on jouait entre français et espagnols…tout ça s’est perdu… »

 

 

Judith, 44 ans, Catalogne

« En ayant vécu tout le temps a Barcelone avoir un espace comme celui qu’on a ici est un rêve. Ca a peut-être encore plus de valeur quand tu as vécu à la ville. Avec l’espace qu’on a et l’espace communautaire, 40 mètres carrés c’est largement suffisant. Le plus important c’est que ta maison soit ton refuge et que quand tu rentres tout te fasse plaisir et soit à ton goût. »

 

David, 28 ans, Barcelone.

David

« Je me suis arrêté un temps par ici et tous avaient une activité artistique, ce qui est mon monde aussi. Ils avaient préparé des conditions idéales pour fonctionner : d’autres formes de gagner sa vie et de créer son habitat. Avoir plus de temps pour développer tes projets personnels sans forcément avoir les conditions matérielles qu’il faut avoir dans un standard qui n’est pas réel. Ici on cherche une réponse créative pour trouver un endroit meilleur, des conditions plus favorables et c’est cela qui m’a plu. »

« On était quinze et de dix nationalités différentes ! »

« C’est une revendication politique mais ce n’est pas une opposition, ce n’est pas une attaque contre ce qui existe déjà, c’est une alternative qui est possible. On vit tous ici depuis deux ans et on vit bien. Qui veut le faire peut le faire. »

FRANCESCO, 47 ans, Barcelone.

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« Je suis arrivé dans les « ocupas » par nécessité principalement. Ça a été pour moi une nouvelle manière de voir les choses, différente de tout ce que j’avais connu jusque là. Ça m’a donné une vision plus réelle. »

« Un ami dit que si je ne suis pas avec la société la société est avec moi. Personnellement, je veux travailler pour vivre et ne pas vivre pour travailler. »

« Cela m’a aussi donné la possibilité de donner a mes enfants de bien comprendre ce que veut dire « vivre » d’une autre manière. »

« Et tout ça je l’ai fait sans dépenser un euro, je recycle ! »

« Au-delà du fait de squatter, c’est aussi vivre avec des gens qui ont envie de voir plus loin. »

Val’ 28 ans, Barcelone.

Val

« Ça fait onze ans que je squatte. J’ai commencé pendant le CPE à Bordeaux… »

« Il y a autant des gens ultras politisés et des punks à chien, ces différents milieux cohabitent au sein des squats, et ça me plaît. »

« Le premier squat que j’ai ouvert c’était à Paris, juste pour dormir. Mais généralement, c’est plus pour transformer un lieu et le partager, par exemple ouvrir un atelier vélo etc… »

« Le squat c’est une nécessité, mais aussi un choix, pour sortir du marché du logement et de la propriété privée. Je me vois vivre toute ma vie en squat à la ville ou à la campagne. Mais pour le moment la ville, c’est le nerf de la guerre, il y a plus de collectifs etc… »

 

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